Godzilla : Comment rester glam quand on est gros, vert et avec un teint très irrégulier ?

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Oui parce que ne vous y trompez pas, le film Godzilla est un hymne amoureux au gros lézard vert. C’est simple, certains plans de la bête sont dignes d’une pub pour un parfum : on ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais c’est drôlement joli.

Amis de la poésie reptilienne, de « la mienne est vachement plus grosse que la tienne » et du « tu me vires l’histoire et tu gardes les monstres », bienvenue dans cette nouvelle review dédiée à l’un de mes (nombreux) amours de jeunesse : Godzilla.

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Le film, les acteurs, le contexte et les poneys galactiques seront bien gardés :

C’est Gareth Edwards qui se trouve aux commandes de la réalisation. Alors sachez que sur sa fiche, il est dit qu’il est réalisateur, concepteur de production (si vous arrivez à savoir ce que ça veut dire exactement, vous gagnez dix points) et décorateur. Comme quoi, tous les chemins mènent… à tous les chemins. Et il est anglais aussi, ce qui a son importance, vu que tout ce qui est anglais est branché en ce moment. Bref, si vous ne savez pas qui il est, c’est normal, son seul autre long métrage est aussi un film de monstres appelé……… Monsters. Pour ceux qui l’ont vu, vous allez vite noter des ressemblances, particulièrement dès qu’il s’agit de scènes torrides entre monstres (parce qu’eux aussi ont le droit de faire des scènes érotiques qui ne servent à rien, ce n’est pas réservé uniquement aux acteurs d’HBO en général et à ceux de Game of Throne en particulier).

Enfin, globalement, on s’en fout un peu de Gary, Gareth. Passons.

Pour les acteurs les plus importants du film -en tout petit sur la gauche de l’ongle de Godzilla-, on a tout d’abord le héros musclé qui, ici, a une tête de cupcake fraichement démoulé à coup de pelleteuse, et est campé par Aaron Johnson qu’on a pu voir dans Kick Ass, notamment. On trouve aussi l’excellent Bryan Lee Cranston que les fans de Malcom auront reconnu, Ken Watanabe pour la minorité japonaise parce que c’est Godzilla quand même et qu’on connaît pour avoir joué dans le film cultissime : L’assistant du vampire ou, aussi, une production mineure obscure : Inception. Enfin, Elizabeth Olsen, attendez je cherche… ah oui, la petite sœur des jumelles fossilisées d’anorexie Olsen, dans le rôle de la blonde qui ne sert à rien dans un film de monstres parce que, depuis le lieutenant Ripley, on a paumé le mode d’emploi pour faire des héroïnes d’action dignes de ce nom face à de vraies grosses bêtes.

Et Juliette Binoche qui… ben qui ne sait pas trop ce qu’elle fait dans le film, nous non plus, mais c’est marrant de la voir.

Bon voilà, vous l’aurez compris, le casting et le réalisateur, on s’en balance complètement, passons donc à ce qui compte : l’histoire.

En vrai, ça parle de quoi ?

J’entends par là, mis à part Godzilla, tâchons d’être objectif et résumons l’histoire.

Et là, je vous demande de faire un effort de concentration, la synthèse a été très compliquée à faire et il est possible qu’à un moment, vous soyez un peu perdus. Si ça arrive, rappelez-vous ce mantra :

« on s’en fout, c’est Godzilla ».

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Pour gagner du temps, on démarre l’histoire dès le générique à coup d’images d’archives qui nous font comprendre que Godzilla est déjà apparu subrepticement au large de certaines côtes et que les militaires ont pensé éradiquer à coup de bombes atomiques (= remède universel à toutes menaces ou panacée scénaristique).

On est donc au Japon (normal, c’est Godzilla), dans une centrale nucléaire (normal, c’est Godzilla) et là, il se passe un truc méga chelou : des secousses sismiques. Mais pas n’importe quelles secousses sismiques, naaaaan, des secousses sismiques régulières et synchrones. Bon pour toi (et moi), néophyte que ça ne perturbe pas plus que ça des secousses au Japon, chelou : ça veut dire « pas naturel ». Dans le film, ils sont tous néophytes, sauf un : l’ingénieur/scientifique/biologiste/sismologue/astronome américain (campé par le papa de Malcom) venu en expat avec sa femme (Juliette Binoche) et son fils (le futur Cupcake). Donc la centrale nucléaire apprécie moyen les secousses super trop cheloues et tout se casse la figure. L’ingénieur/…/…./…./… voit sa femme mourir sous ses yeux et plus rien de la centrale ne résiste.

Elliiiiiiiiipse : quinze ans plus tard, on retrouve Cupcake qui est militaire/démineur/G.I/body buildé/perfusé à l’hormone de bœuf transgénique, marié à dindolinette Olsen et papa d’un petit garçon. En froid avec son père depuis que celui-ci, miraculeusement (mais genre très très miraculeusement) réchappé de la catastrophe de la centrale, n’a plus de boulot ( pas de centrale, pas de chocolat radioactif), il est néanmoins obligé de retourner au Japon pour régler la libération de son père. En effet, ce dernier s’est fait arrêter pour être retourné sur l’ancien site de la centrale mis en quarantaine depuis la catastrophe.

Le père ne démord pas de sa théorie du complot et Cupcake désespère qu’ils ne puissent tous deux tourner la page de ce dramatique incident. Instant émouvant d’incompréhension générationnelle. Deux secondes trois dixième. Cupcake cède. Il s’est tapé vingt-deux heures d’avion, autant faire un peu de tourisme. Il suit alors son père à nouveau sur le site afin de savoir pourquoi la Juliette Binoche, elle est morte comme une merde au bout de trois minutes de film.

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(c’est totalement gratuit et ça ne sert à rien).

Et tadaaaa (suspens), ils remarquent que le site censé être en quarantaine pour contamination n’est pas contaminé et qu’un nouveau complexe a poussé en lieu et place de l’ancienne centrale nucléaire. Et comme les militaires japonais sont omniscients et ultra super efficaces, ils détectent instantanément deux pélots qui se baladent à pieds dans un site ravagé grand comme une ville et leur tombent dessus au bout d’une minute quarante-trois secondes et deux dixièmes. Moi je dis, on a quelques leçons à apprendre de l’administration japonaise quand on sait qu’il nous faut en moyenne quarante-trois ans deux mois et trois semaines pour un renouvellement de carte d’identité. Passons.

On les emmène dans l’antre de la nouvelle base parce que… parce que j’en sais foutre rien. Ce sont des intrus, au lieu de les reconduire justement loiiiiiiiin du site dont on ne doit pas prononcer le nom, ni fouler le sol, ils préfèrent les emmener directement au cœur du système. En même temps, le film ne fait que deux heures, il faut avancer. Bon on interroge le père, il dit qu’il a bossé, là, il y a quinze ans. Aaaah bon ben alors, c’est différent. On le libère. Oui parce que les nouveaux scientifiques/…/…/…. japonais du moment assistent à des relevés bizarres d’activités sismiques, identiques à ceux d’il y a quinze ans et ne savent pas l’expliquer. Alors le père dit qu’il a l’explication, lui ! Il leur file ses disquettes d’il y a quinze ans restées intactes dans leur ancienne maison, elle aussi miraculeusement épargnée (mais genre très très miraculeusement). Les secousses viennent donc d’une chose qui bouge. Et là, c’est la panique (sauf pour Ken Watanabe. Ken, il panique jamais parce que Ken a la sensibilité d’un brocoli). Car sur cette nouvelle base, on n’extrait pas de bidules radioactifs, naaaaaaaaaaaaaan, on s’occupe d’une énorme spore trouvée lors d’un forage et qui a l’air de se nourrir de bidules radioactifs. Comme les secousses sont très fortes, ils décident de couper le jus. Mais ça ne change rien parce que la spore gigantesque accouche d’un énorme monstre, croisement improbable entre une mite géante et … un robot d’Evangelion (si vous avez une meilleure comparaison, je suis preneuse). Bref, la mite géante qu’on appellera Maurice pour les besoins de la compréhension, s’échappe en détruisant tout sur son passage.

« On s’en fout, c’est Godzilla ».

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En réchappe Cupcake, deux scientifiques chez les japonais (dont Ken le brocoli) et le père de Cupcake qui décède de ses blessures quelques heures plus tard, en râlant un « je vous l’avais diiiiiiit » émouvant.

Après, ça se complique un peu. L’armée reprend le contrôle des opérations et court après Maurice, la mite géante. Les scientifiques tentent de prévoir ses réactions et Cupcake…lui, il prend les transports en commun pour essayer de rentrer chez lui. Maurice vole toujours. Mais en volant, il fait beaucoup de bruit et ça réveille Godzilla qui se dit immédiatement : tiens, les moustiques sont super costauds cette année, va me falloir une grosse tapette. A ce moment, les scientifiques aident les spectateurs à y voir plus clair : en fait, c’est la nature qui obéissant à un grand principe d’équilibre oppose une seconde force équivalente à la première pour éviter que celle-ci ne détruise tout sur son passage. Du coup, faut laisser Godzilla et Maurice régler tout seul leurs comptes. Mais les militaires sont pas super calés en théologie et en philosophie et ils sont moyennement convaincus par la théorie. Eux, ils veulent exploser la grosse mite Maurice et Godzilla qu’ils ont du mal à voir comme un Captain America.

Mais comme le dit le sage proverbe araméen : « jamais deux sans trois », les militaires et les scientifiques réalisent que Maurice est à la recherche de sa femelle en stase à l’autre bout de la planète, non loin d’une autre centrale nucléaire. La femelle de la mite, beaucoup plus grosse et sans aile, que nous nommerons, Ginette, se réveille. Et Ginette, elle a grave envie de se taper Maurice, lui-même un peu en manque depuis des millions d’années de stase. On apprend en effet par les scientifiques (les seuls à avoir le script) que tous ces monstres vivaient à une époque reculée de l’évolution de la Terre, alors nettement plus chargée en bidules radioactifs.

« On s’en fout, c’est Godzilla ».

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Maurice et Ginette se retrouvent donc quelques part en Amérique, lieu bien connu des monstres romantiques, et aucun d’eux n’a remarqué que les trucs sur lesquels ils marchent depuis le début, ce sont des buildings avec des gens dedans, des routes avec des voitures et des gens dedans, des mers avec des bateaux et des gens dedans. L’amour n’a pas de frontière, l’amour se moque des obstacles, l’amour c’est beau. On assiste alors à un moment émouvant et érotique entre Maurice qui offre une ogive nucléaire à Ginette qui s’empresse de s’en servir pour nourrir son énorme poche ventrale remplie d’œufs. Oui, on se rappelle que ces monstres se nourrissent de bidules radioactifs et non de vaches ou de poissons.

Mais Godzilla n’est pas un romantique. Non, Godzilla a eu une enfance difficile, un père absent, une mère sous antidépresseurs, des moqueries à l’école et une première histoire d’amour catastrophique avec une chaîne montagneuse. Bref, Godzilla ça lui fout grave les boules que Maurice et Ginette batifolent au milieu des buildings. Donc il vient les séparer et leur mettre une raclée titanesque, ou Godzillesque. Les bâtiments, les rues, les ponts, y’en a plus, l’économie mondiale est morte, mais c’est du détail. La civilisation, c’est pour les faibles.

Pendant ce temps, les militaires essayent de suivre et leur vient une idée super originale et totalement inédite : détruire les trois monstres avec une bombe atomique super puissante de la mort qui tue et qui ne ressuscite pas, sauf à passer par une intervention divine ou extraterrestre, mais on n’avait pas le budget. Quand même, Ken le brocoli, leur rappelle l’unique fil conducteur du film : les monstres tirent leur énergie de la puissance nucléaire. Les militaires ne voient pas du tout le problème : ils vont attirer les monstres grâce à la puissance dégagée par la bombe armée et quand elle explosera, la déflagration les tuera. Trop pas le problème, quoi.

Pendant ce temps, encore, Cupcake a quitté le métro et se balade dans les rues ravagées. Ils tombent sur des militaires (il y en a un peu partout dans les restes de la ville, c’est hyper bien fait). Et comme il est militaire tout ça, il les suit. Et comme il est aussi démineur, tout ça, il explique qu’il peut aider à armer la bombe manuellement pour être sûr qu’elle explose au bon moment. Il faut savoir que l’armée américaine n’a qu’un seul spécialiste en bombe, qu’elle se fout des protocoles d’intervention et qu’il suffit de dire que vous faites partie de l’armée américaine pour qu’on vous enrôle automatiquement. Car c’est ça l’armée américaine : simplicité, accessibilité.

« On s’en fout, c’est Godzilla ».

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Les militaires transportent la bombe armée à un endroit stratégique ou les trois monstres doivent être attirés par cette énergie pour être exterminés : soit près des côtes parce que les poissons, on s’en fout. Il est beaucoup question de transports dans ce film, c’est une obsession du réalisateur. Déjà dans Monsters, les héros passent le film à changer de véhicule. Passons. Bien sûr Maurice, Ginette et Godzilla se mettant sur la gueule depuis un moment, ils continuent de tout détruire, y compris le train qui devait emmener la bombe au point P ou X. Heureusement, les militaires changent de moyen de transport (on leur fait pas !) et utilisent un hélicoptère, plus rapide, plus discret.

…………..

Parce que bien sûr, personne n’y avait pensé avant ? Non, il fallait d’abord essayer un train régional tout pourri super lent qui met trois mois pour rallier Trifouilli les Oies et St Germain en Schnouille, avant de se rappeler qu’un hélico, c’était plus simple. Pa-ssons.

« On s’en foooooooooout, c’est Godzilla ».

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Mais Ginette réussit à piquer la méga bombe et s’éclipse pour faire un gros trou en plein milieu des restes de la ville pour pondre ses œufs autour de la bombe afin qu’ils s’en nourrissent. Maurice tatane Godzilla. Cupcake réalise que si la bombe armée explose dans le nid, elle va atomiser tout le pays et qu’il faut donc ou la désarmer (c’était bien la peine) ou l’emmener au large des côtes parce que les poissons, on s’en fout. Cupcake et ses potes militaires s’introduisent donc discrètement dans le nid, n’arrivent pas à désamorcer la bombe (c’était bien la peine) mais récupèrent néanmoins l’ogive active. Cupcake pense au passage à faire sauter le nid et les œufs (oui, parce que ses potes eux … passons) puis ils emmènent l’ogive active au large des côtes pour qu’elle explose sans dégât (pare que les poissons on s’en fout).

Ginette pète les plombs. Rappelons que Ginette vient d’accoucher sans péridurale, qu’elle menace d’avoir une descente d’organes et que ses hormones font des looping. Alors elle veut récupérer sa satanée ogive pour la bouffer et se redonner de l’énergie.

Et là, Godzilla se rappelle qu’il a 1 :  une super queue fouet, 2 : qu’il crache du feu bleu (ou un bidule radioactif bleu, à ce stade, je n’étais plus sûre de rien.). Retenez toujours le code couleur qui nous sauvera tous : bleu = gentils, rouge= méchants, vert = ah ah ah ! Piège ! = Loki, Légolas, Green lantern, le Bouffon vert, Hulk…ça dépend.

Mais passons.

………..

………………….

Non mais dis donc Godzi ? Tu pouvais pas t’en servir dès le départ de ton crachat radioactif bleu au lieu de te branler la nouille pendant que Maurice et Ginette jouent à Game of Throne en plein milieu de la ville ? Je t’aime Godzi, tu sais que je t’aime, pas autant qu’Alien peut-être mais presque. Sauf que là, je trouve que tu chies un peu dans la colle.

Bref, Godzi grille Maurice puis l’empale avec sa queue. Il vient ensuite sauver Cupcake dans son bateau au large avec l’ogive encore armée (parce que les poissons…) et atomise Ginette avant de s’écrouler au sol. C’est beau, c’est fort, c’est Godzi. La bombe explose au loin (ben oui, elle est coincée, hein), et malgré une légère catastrophe naturelle, elle ne détruit pas la moitié d’un pays déjà détruit. Donc.

On sauve Cupcake, il se rappelle, les scénaristes se rappellent, le spectateur, lui, ne se rappelle pas, qu’il a une femme et un gosse qu’il retrouve. Et alors que tous croyaient Godzilla mort, celui-ci se relève et, à peine décoiffé, s’en va dans l’eau au large des côtes (y’a plus de poissons, donc c’est plutôt dégagé) royal dans le soleil couchant (ou levant, je ne sais plus, à ce stade).

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The end.

Bon résultat des courses ?

Résultat des courses, faut pas se mentir. C’est un film avec et pour Godzilla. Si vous y allez pour voir autre chose, alors vous vous trompez de film car tout ce qui gravite autour du gros lézard vert, excepté Maurice et Ginette, ne sert à rien. Ce n’est pas faute d’essayer d’avoir un « scénario » ou des acteurs, ce n’est pas le problème. Le problème est qu’on ne comprend strictement rien à qui fait quoi et (surtout) pourquoi dans ce film.

On comprend juste que Godzi, il vient pour atomiser Maurice et Ginette. C’est ce qu’il veut, c’est ce qu’il fait.

Pourtant on s’accroche, on tente de trouver le fil conducteur qui relie le point A (les secousses sismiques cheloues) au point B (on va faire exploser une méga bombe atomique). Mais j’ai dû me rendre à l’évidence : j’étais exactement au même point que ma filleule de douze ans qui toutes les cinq minutes me chuchotait à l’oreille : «  heu pourquoi ils font ça ? Et lui, c’est qui ? Et là, ils font quoi ? Pourquoi ils ont pas utilisé l’hélicoptère en premier ?». Evidemment, j’ai gardé mon incompréhension pour moi, histoire de ne pas me taper la même honte que devant The deep blue sea. Mais la petite avait raison.

Il n’y a pas une théorie scientifique ou militaire qui soit livrée avec assez de conviction ou de crédibilité pour qu’on y croit une seconde. D’ailleurs, je défie quiconque de comprendre un traître mot à la stratégie militaire mise en place tout au long du film et je ne suis pas convaincue que les acteurs l’aient su à un moment.

Les acteurs… Malheureusement, il n’y en a aucun dont le jeu est raccord avec les autres. On récapitule : le papa de Malcom qui est à fond dans la psychose et l’obsession, son fils qui se trouve toujours là où il ne faut pas, ou miraculeusement là où il faut, avec autant d’intelligence qu’un Cupcake donc, Ken Watanabe, le « scientifique » aussi réactif qu’un brocoli et, enfin, la petite Olsen qui est autant médecin que je suis le Dalaï-lama et dont l’existence n’a absolument aucune justification. C’est bon, on peut humaniser un héros sans lui coller une femme et un gosse, merci ! Et tout ce beau monde s’agite (sauf Ken le brocoli) avec plus ou moins de bonheur, mais dans un sens qui n’est jamais celui de l’autre.

Bref, on aurait pu se passer des acteurs.

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Parce que le vrai but/sens du film, ce sont les monstres, rien que les monstres. D’ailleurs, dans son premier film Monsters, le réalisateur nous avait déjà fait le coup. La platitude et le manque de relief des personnages et de leurs péripéties nous avaient fait nous concentrer sur la façon très poétique et un peu innovante qu’il a eu de filmer le monstre classique de film de ce genre.

Ici, c’est pareil. Avec un plus gros budget. Les scènes les plus léchées sont avec les trois monstres. Et pour le coup, c’est extrêmement bien amené et bien réalisé. Godzi est admirablement mis en valeur avec une surenchère de brouillard, et son regard acéré, ses mouvements puissants sont dignes d’une pub pour Dolce & Gabana.

Bref, Godzi, il nous vend du parfum, il nous vend du rêve.

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Alors est-ce qu’on y va ou pas ?

Mais on s’en fout, C’EST Godzi !!!

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Voilà donc au lieu de finir mon biiiiiiiiiiip de pitch de biiiiiiiip, j’ai trouvé une idée bien plus lumineuse (et très contre productive) !

Alors voici donc Emma l’un des personnages principaux de mon nouveau roman et que j’ai voulu faire à la mode Disney et qui je dois dire m’a bien calmée niveau colo -_-

Le Parlement des Corbeaux

Allez je démarre la nouvelle année avec la mise en ligne d’un livre que j’écris pour me changer les idées à côté de mon travail sérieux d’auteur lol… Cela fait très longtemps que je voulais écrire sur la mythologie nordique, la prise de pouvoir d’Odin et la construction d’Asgard …et bien sûr à terme faire la naissance de Loki et Thor…Alors je fais ça un peu en dilettante parce qu’en France publier de l’heroic fantasy portant sur une mythologie aussi connue, autant vous dire que c’est heu…..ah ah ah ah.

Bref.
ben tant pis le net me permet quand même de partager ^^ Si ça plait je mettrais la suite ! Ca me change de ma façon d’écrire habituelle plus écourtée et plus cynique…là je fais un peu dans le protocole … Genre je fais presque auteur sérieux toussa toussa XD
Re bref, soyez indulgent, l’heroic fantasy ne m’aime pas, et c’est si cruel de sa part …. parce que moi je l’aime ! mais bon allez voyez ça comme une sorte de sketch…XD
Prologue de l’amoureuse.

Le sang nappa ses doigts  en donnant  un peu de couleur à sa peau de craie. La gorge tranchée en un sourire béat, la jeune prêtresse du Palais d’Argent glissa à terre dans un chuintement léger de tissu. Quel âge avait-elle ? Quinze ans, peut-être seize ? La chair était tendre et ferme, une soie précieuse pour la lame aiguisée et la main volontaire. Quel gâchis ! Une si belle fille.

C’était sa première fois, son premier meurtre. Le bon sens populaire disait que seules les premières fois coûtaient. Après, tout devenait plus facile. La routine de la répétition avait ce pouvoir. Sauf qu’elle ne trouvât pas que tuer fût si difficile et le geste lui coûta peu, à peine un pivotement du poignet. Peut-être, les remords et les regrets lui viendraient plus tard quand elle se regarderait dans le miroir. Mais ce soir, elle était simplement désolée que cette pauvre gamine, cette oie blanche d’élevage, se soit trouvée là où elle n’aurait pas dû être.

― Époque cruelle, ma douce, dit la tueuse à la dépouille qui ne pouvait pas l’entendre.

Elle enjamba le cadavre tout en essuyant sommairement les doigts sur le jupon noir de sa robe et avant de replacer le couteau dans son corset. Pas de temps à perdre. Elle traversa une salle encombrée d’objets sacrés et de reliques rares puis entrouvrit la porte qui donna sur l’une des principales salles d’exposition du Palais.

La pièce était plus longue que large. Uniquement éclairée de quelques torches qui ne suffisaient pas à rompre la pénombre, des dizaines de stèles supportaient des artefacts qui auraient ravi n’importe quel historien ou religieux. En tant qu’érudite, elle en eut le souffle coupé. Tant de connaissances et tant de richesses universelles réunies en un seul lieu, si facilement accessible au commun des mortels et pourtant si méconnu de lui. Hélas, pas le temps d’admirer ces merveilles de civilisation, elle devait faire vite car l’endroit n’allait pas rester longtemps désert.

Continuant sa progression au milieu des vitrines et des stèles, elle finit par s’arrêter au milieu de la salle et regarda à droite et à gauche. Malgré ses efforts de concentration, ses yeux avaient bien du mal à discerner quoique ce soit à plus de quatre mètres. Finalement, un bruit sourd et feutré, comme un souffle ténu ou un léger toussotement, attira son attention. Elle tourna sur la gauche et avança avec la plus grande prudence vers l’endroit où le son semblait provenir. Elle retint sa respiration. Armée d’un seul couteau, elle ferait bien pâle figure si elle était découverte. Mais ce soir,  les Dieux étaient avec elle. Proche du mur et derrière une large table ciselée sur laquelle trônait une magnifique épée à double lame, se cachait une autre prêtresse, à peine plus âgée que la première et tout aussi jolie. Les divinités aimaient être servies par les plus belles créatures et appréciaient de les enfermer dans des pièces obscures et poussiéreuses.

― Dépêchons-nous, chuchota la prêtresse, la relève de la garde est dans très peu de temps.

Disant cela, elle fit signe à sa complice de s’approcher. La jeune fille semblait être sous l’emprise d’une grande excitation mêlée d’une sorte d’exquise timidité. Derrière son dos, elle dissimulait une tablette d’écriture à peine rongée par le temps malgré son ancienneté. Avec la plus grande et respectueuse des précautions, la jeune prêtresse posa l’objet sur la table en face d’elle. D’une largeur et d’une hauteur de cinquante centimètres environ, la tablette était faite d’un seul bloc dans une pierre noire et légèrement luisante, comme si elle avait été huilée. Elle était parcourue de minuscules dessins creusés avec une précision d’orfèvre qui formaient des lignes d’écriture serrées et recouvraient la quasi totalité de sa surface. La tablette était enveloppée dans un tissu précieux et brodé de fil d’or et d’argent avec, sur le dessus, le dessin d’un arbre à trois branches.

― Est-ce que cela te fait plaisir ? Demanda la prêtresse avec une pointe d’inquiétude d’enfant dans la voix. Es-tu contente ?
― Tu n’as pas idée, ronronna la tueuse comme un chat hypnotisé par une gigantesque pelote de laine.
― Tu vois, reprit la prêtresse dont les gestes trahissaient la tension grandissante, je ne t’avais pas menti en disant qu’elle se trouvait au Palais. Si les gens savaient qu’elle existe et qu’elle est presque à portée de mains. J’aurai aimé savoir ce qu’elle raconte.
― Comme nous tous.
― Il faut que je la remette à sa place maintenant, souffla la jeune fille dont les mains tremblaient de plus en plus fort. Personne ne doit savoir que je l’ai sortie de son coffre et que nous l’avons regardé. Je … Je n’en reviens pas de l’avoir fait. Si d’aventure, nous étions découvertes, ce serait catastrophique.
― Tu as pris un grand risque pour moi.
― Je… Je ferai n’importe quoi pour toi, tu le sais bien, balbutia la jeune fille avec une émotion touchante.

Mais celle qui lui inspirait tant de chaleur n’en fut pas touchée. Elle n’avait pas le luxe de pouvoir considérer ce genre de sentiments. Le cynisme et la cruauté du monde obligeaient à l’économie du cœur. Elle se pencha sur la jeune fille, si tendre, si amoureuse, et déposa sur ses lèvres chaudes et ourlées un baiser sensuel. Elle ordonnait aux sens avec tant de talent et de facilité qu’une fois coincé entre ses ongles peints de rouge, nul ne pouvait lui échapper.

Grisée par la caresse et le parfum de myrte de celle qui l’avait séduite avec tant d’efficacité, la jeune fille frissonna si fort que ses épaules en tremblèrent. Les prêtresses n’étaient pas faites pour l’empire des sens, au contraire, elles étaient vouées au cloisonnement, au silence et à la solitude de leur divine charge. Elles devaient rester inaccessibles et intouchables, telle était leur supériorité, telle était leur incarcération. Et lorsque d’aventure, quelqu’un violait ce saint dogme et ramenait ces esclaves des Dieux à leur condition charnelle de femme, le drame n’était jamais loin. Le pêcher de chair se payait toujours, tôt ou tard.

L’ivresse délicieuse du premier émoi anesthésia la conscience de la prêtresse tout comme elle anesthésia son instinct de survie. Toute occupée à céder à la chaleur de ses sens, elle ne sentit presque pas la lame, encore maculée du sang d’une autre, percer sa chair. Quand son corps réagit enfin et se raidit de douleur, le couteau avait déjà atteint son cœur gonflé d’amour. A peine le temps d’un râle léger et la victime perdit connaissance. Elle mourut silencieusement en quelques ridicules petites secondes.

― Ne me juge pas trop sévèrement, dit l’assassin en essuyant à nouveau la lame. Crois-moi, ce monde ne te valait pas.

Elle referma le tissu brodé d’or et d’argent sur la tablette sacrée et la tueuse, devenue voleuse, fila hors de la pièce en emportant l’objet de convoitise. Grâce aux indications de ses précieux alliés, elle put gagner la sortie en passant inaperçue aux yeux des gardes et des autres prêtresses. L’ironie voulait que les lieux les plus sacrés soient aussi les plus orgueilleux et les plus vulnérables. Qui pouvait raisonnablement croire qu’une créature serait assez inconsciente pour profaner l’un des plus hauts lieux de culte des neufs royaumes ?

Sur ce point, ils avaient parfaitement raison. Elle n’était pas inconsciente. Elle ne l’avait jamais été.

Tuer une seconde fois ne fut pas plus facile puisque la première fois ne fut pas si dure. Elle comprit que tuer pouvait être un atout redoutable pour peu que le crime soit judicieusement utilisé. En d’autres temps, elle aurait pu être superficielle et frivole. Elle aurait pu être compréhensive, compatissante et même tendre. Elle aurait pu être pleine de cette humanité rare et débordante qui faisait la matière des héros.

Elle aurait pu. Mais les temps étaient en train de changer.

Premier lineart 2014 pour vous souhaiter la bonne année !!

Il s’agit du personnage d’Astrée, la Justice, tirée de mon roman le Tyran des songes et qui joue avec la faux de la Mort, son grand amour ^^ (platonique à sens unique mais bon…)

Extrait :

"Derrière son voile noir, nul ne savait si Astrée possédait ou non des yeux. Nul n’avait jamais vu son visage en entier et nul n’avait jamais vu l’expression complète de sa figure. Et tous pensaient donc qu’elle n’éprouvait rien. 
Ils avaient tort. 
Derrière la toile d’araignée noire et perlée de brillants qui la couvrait en partie, la Justice voyait et sentait bien plus que tous les autres.
C’était bien tout le problème.”

Thranduil final version ! ^___^ 

Yes. To answer the question you’re asking yourselves: yes. This piece only serves the purpose of indulging my Thranduil hair fetish XD (I so want to meet the wig maker on the Hobbit, seriously…).

In short, I went to see the Hobbit 2 (I’ll post a review soon :P), and while I’m supposed to be working on my book and finishing my commissions, I allowed myself a little break… for my new favorite blond. I don’t care, I take full responsability for obsessing about him. Then again, how is that surprising anyone who knows me: he’s a megalomaniac with a sense of humor like a cancer at terminal stage and as much of a supporter of equality among species than I am of organic food… Old nobility and land owner…

QED, I’ll marry him (to be a respectable woman and pay less taxes) and I’ll keep Loki as my lover… how about that? (I bet with some vitamins and lots of aspirin it could work XD Maybe). 

WIP Thranduil ^^

Allez vite fait en pause …Oui je sais, c’est précisément pour ce genre de perso qu’on a crée le jingle ” nuit gravement à la santé” …Mais on s’en fout ! 

Le cycle de l’écriture en 5 étapes

Hyper facile :

Etape 1 : celle où j’ai enfin fini mon roman (corrections comprises) et que je m’apprête à l’envoyer à mon éditeur :

Etape 2 : celle où l’éditeur reçoit mon manuscrit :

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Etape 3 : Celle où il me dit ce qu’il en pense et les corrections qu’il faudra faireimage

Etape 4 : Celle où je réalise que je dois tout reprendre :

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Etape 5 : celle où je reprends tout :

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Source gif : http://jesuisunevraiefille.tumblr.com/

Petit WIP du soir ^^ Une illustration d’un des personnages de mon  nouveau roman Astrée qui personnalise la Justice … Je  pense l’habiller entièrement de dentelles noires et de perles noires ^^

La pause est inspirée d’une très belle photo du top model Linda Evangelista et que je mettrai en lien quand j’aurai fini le dessin ^^

the-voice-of-lee-pace:

Lee Pace in 30 Beats.

Voilà….en trois (allez 4) leçons…pas compliqué !  the-voice-of-lee-pace:

Lee Pace in 30 Beats.

Voilà….en trois (allez 4) leçons…pas compliqué !  the-voice-of-lee-pace:

Lee Pace in 30 Beats.

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